Didier Lockwood

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On dit de lui qu’il est le fils spirituel de Stéphane Grappelli, mais de l’avis même de ce dernier, Didier Lockwood n’a jamais eu besoin de s’inspirer d’un style pour être ce qu’il est : l’inventeur d’un son unique grâce auquel le jazz français trouve un écho sans précédent sur la scène internationale et dans les rangs du public.


Fils d'un professeur de violon et frère d'un pianiste de jazz, Didier Lockwood a pris chez l'un la passion de l'instrument et chez l'autre l'amour des improvisations subtiles qui font la liberté du genre, pour créer un courant musical inédit dont les accents électriques ont pris, grâce à son violon, la couleur d'un label de haute qualité, de spécialité typiquement hexagonale.

 


A 16 ans, il obtient le Premier Prix du Conservatoire National de Calais. Et c'est tout naturellement au sein du groupe "MAGMA", et aux côtés du percussionniste Christian Vander, qu'il fait ses débuts au début des années 70.

 

Puis pressé d'explorer d'autres champs d'investigation, porté par un talent qui l'autorise à briller dans tous les registres, Didier Lockwood adoptera pendant près de 10 ans toutes les formules qui plaisent à son cœur, du trio à cordes au passage en solo, du quartet au groupe de fusion D.L.G, sans omettre quelques rencontres aussi inédites qu'inoubliables, d'Uzeb à Gordon Beck et de Martial Solal à Michel Petruciani.

 

Décoré de trois étoiles dans le "Down Beat", la bible mondiale du jazz, couronné par la première Victoire de la Musique, Didier Lockwood, aussi à l'aise dans l'univers du jazz que dans celui de la musique classique, peut incarner avec autant de facilité, rigueur et lyrisme, spontanéité et maîtrise technique.

 

En 1993-1994, il fête ses 20 ans de carrière, soit près de 1800 concerts à travers le monde, invité par les festivals et les théâtres les plus prestigieux.

 

1995 voit la sortie de son album "Didier Lockwood New York Rendez vous": une envie de jazz frénétique et le désir de l'assouvir à deux pas de l'Empire State Building, entouré de Dave Holand et de Peter Erskine, du pianiste David Kikski, et pour quelques titres de Mike Stern, Gil Goldstein et Dave Liebman.

 

En juin 96, création à Lille de son premier concerto « Les Mouettes », en trois mouvements pour violon électroacoustique et orchestre symphonique, avec l'Orchestre National placé sous la direction de Jean Claude Casadesus. Bien qu'il ait tout écrit pour les 80 musiciens de l'orchestre, Didier Lockwood s'est néanmoins réservé quelques moments d'improvisation: C'est un triomphe!

 

L’album ''Storyboard'', enregistré également à New York, sort en novembre 96 chez Dreyfus Jazz.

 

En janvier 97, le concerto '' Les Mouettes '' est successivement joué à Paris, Salle Pleyel, avec l'orchestre des concerts Lamoureux, sous la direction de David Wroe et à Cannes dans le cadre du Midem, avec l'orchestre de Cannes dirigé par Philippe Bender.

 

Son calendrier affiche complet en 97:  Il se produit beaucoup en France mais aussi au Japon et en Europe de l'Est.

 

En mars 98, il donne pour la première fois une série de concerts et de master-classes en Australie, dans le cadre du festival de Perth, et enchaîne sur une tournée en République Tchèque et en Pologne, avant de repartir sur les routes de France et les festivals d'été (Antibes, Paris, Sully-sur-Loire, Gerberoy, Lorient,...)

 

En Septembre 98 c’est la sortie d'un nouvel album « Round about silence », enregistré en quartet dans son propre studio d'enregistrement, non loin de Paris.

 

En mai 99, il crée à l'Opéra Bastille un Opéra Jazz sur un livret de Georges Perec « Journal d'un Usager de l'Espace » mis en scène par Charlotte Nessi. L'Opéra connaît un tel succès qu'il est programmé à nouveau dans la même salle en novembre 99 et tourne ensuite en région.

 

En juin 99 il reçoit du Ministre de la culture Catherine Trautman le médaille d'officier des Arts et des Lettres.

 

En mars 2000 paraît un nouvel enregistrement « Tribute to Stéphane Grappelli » qui reçoit dès sa sortie de nombreuses distinctions: Diapason d'Or, Choc Jazzman, Sélection FIP.

Un trio est formé pour la tournée avec Romane et Marc-Michel Bévillon. Ils se produiront dans cette formation tout au long des saisons 2000, 2001 et 2002, dans toute la France mais aussi au Québec, aux Etats-Unis, à Prague et au Portugal.

 

En avril 2000, Didier Lockwood reçoit le Prix de la SACEM pour son ouvrage pédagogique « Cordes et Âmes », ou une nouvelle façon d'enseigner le violon dans le cadre des musiques improvisées.

 

En janvier 2001, le centre des Musiques Didier Lockwood ouvre ses portes à Dammarie-les-Lys (Seine et Marne). Cette école unique en Europe, permettra aux musiciens professionnels du monde entier de se perfectionner dans la pratique difficile de l'improvisation musicale.

 

Au printemps 2001, Didier Lockwood crée aux côtés du danseur indien Raghunath Manet et du percussionniste Sri Murugan, le spectacle « Omkara », rencontre musicale entre le jazz et la musique indienne. Les représentations au Cirque d'Hiver affichent complet et connaissent un très grand succès auprès du public.

 

A Paris, le 21 juin 2001, dans les jardins de l'Hôtel Matignon, Le Premier Ministre, Lionel Jospin donne « Carte blanche à Didier Lockwood » pour la création d'une oeuvre nouvelle « Souvenir du Futur » interprétée par l'orchestre National de France auquel il ajoute la participation d'un big-band de vingt musiciens.

 

A l’automne 2002, Didier Lockwood enregistre avec un nouveau quartet. Le disque sortira au printemps 2003 chez Universal.

Il compose également pour MK2 la musique du long métrage d’animation "Les Enfants de la Pluie" sorti en 2003.

 
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